“Viens-voir ! La santé de demain serait-elle en train d’éclore ?”
C’est l’un des films du moment. Et il passe de ville en ville en France.

Ce documentaire a été produit et réalisé par l’association Allié Santé, présidée par Christine Belhomme.
L’objectif d’Allié Santé est :
d’“Aider chacun à être acteur (positif et responsable) de sa santé dans toutes ses dimensions et encourager le développement de réseaux ou lieux de santé intégrative et globale.” (1)
À travers ce travail, l’association veut faire connaître aux patients francophones l’existence d’une nouvelle réalité dans le paysage de la santé.
De nombreux thérapeutes ont envie d’exercer leur travail dans les meilleures conditions possibles.
Compte tenu de la vocation que représente leur travail cela passe par le bien-être maximum des patients dont ces thérapeutes ont la charge.
Cette démarche peut se faire de différentes manières.
C’est une médecine humaniste.
Elle peut être plus ou moins douce, plus ou moins naturelle ou écologique.
Mais le terme qui semble le mieux convenir pour la désigner est “la médecine intégrative”.
Cette médecine se caractérise notamment par :
- le fait de mettre le patient au coeur de l’action thérapeutique (préventive ou curative ) ;
- l’importance accordée à la relation entre le patient et le ou les thérapeutes qui est une des clés du succès de l’accompagnement thérapeutique ;
- l’interdisciplinarité thérapeutique : la prévention et les soins se font en équipe et le patient bénéficie de l’expertise de différents thérapeutes dûments formés ;
- la complémentarité entre les types de soins proposés : un patient peut bénéficier de traitements lourds ou conventionnels mais également d’un accompagnement non conventionnel (acupuncture, nutrition, phytothérapie, sophrologie, etc.) ; le médicament n’est pas tout et n’est pas forcément le seul remède existant ;
- l’extension du domaine de la prévention et de l’accompagnement des patients aux non-médecins : si les soins sont prodigués par des médecins ou des soignants, les patients peuvent aussi bénéficier d’un accompagnement humain, artistique, ou de bien-être qui fait partie de l’équation globale.
Un tour de France des bonnes pratiques
Le film présente 12 séquences tournées en France pour mettre en avant certaines initiatives locales où les équipes de thérapeutes :
- préviennent la douleur ;
- limitent les interactions médicamenteuses et les effets secondaires ;
- améliorent la qualité de vie et le bien-être des personnes.
Sont ainsi filmés :
- La Pharmacie de l’Europe, Paris, Ile de France
- Le Centre Ar Ruskenn dentaire, Plouhinec, Bretagne
- La Clinique Saint Christophe – Centre Equilibre, Bouc Bel Air, Provence-Alpes-Côte-d’Azur
- Le Centre Hospitalier d’Orthez – Service de Soins et d’Accompagnement dans la Maladie, Occitanie
- La Pharmacie Bandel, Belleville en Beaujolais, Rhône-Alpes-Auvergne ;
- L’Institut Rafael, Paris, Ile de France
- Le Centre Ressource d’Aix en Provence, PACA
- Le Centre Hospitalier Régional Universitaire de Tours – hématologie et Radiologie, Centre ;
- Les Hospices Civils de Lyon Sud – Soins palliatifs, Rhône-Alpes-Auvergne
- L’Ehpad Kersalic, Bretagne
- Le Centre hospitalier de Cannes, maternité de l’hôpital Simone Veil, PACA
- La dynamique citoyenne à Amboise, Centre
- Divers experts dont le Dr Dominique Eraud (médecine générale et acupuncture)
Diverses pratiques complémentaires ont été filmées comme l’acupuncture, l’aromathérapie, la sophrologie, l’art-thérapie, l’hypnose ou encore la musicothérapie.
Une médecine plébiscitée par les patients !
Ce documentaire est inspirant.
Il donne de l’espoir.
Ce qui m’a frappé en particulier, c’est le rapport au temps et à l’autonomie de chacun.
Les thérapeutes ont le temps de mettre en place une stratégie de prévention, de soins ou de convalescence.
Les patients peuvent bénéficier de séances de thérapie complémentaires longues.
Il faut du temps pour qu’une séance d’art thérapie ou de musico-thérapie puisse apporter au patient tout le bien-être dont il a besoin.
À l’heure actuelle, les médecins et les soignants n’ont pas ce temps.
Il faut des mois avant d’obtenir des rendez-vous, le nombre de soignants et de lits dans les hôpitaux et les cliniques est en baisse constante depuis plus de 20 ans. (2)
Malgré cela, un certain nombre de groupes humains et d’équipes thérapeutiques ont décidé de s’organiser pour aller à l’encontre des obstacles habituels.
Leurs budget sont limités. Leurs démarches sont encore marginales.
Mais ils compensent leurs difficultés par de l’ingéniosité, de la compétence et de la générosité.
Et ça marche !
Tous ces centres et ses soignants sont très sollicités.
Et c’est pour cela qu’il s’agit d’une voie crédible pour demain : les patients en redemandent, les soignants sont épanouis et les mutuelles y voient une réduction des coûts globaux liés à la santé !
N’hésitez pas à vérifier si le film passe près de chez vous sur le site d’Allié Santé.
Et si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à demander à Allié Santé à ce qu’il passe chez vous.
Références
- https://alliesante.net/
- https://www.vie-publique.fr/en-bref/295980-hopital-nouveau-recul-du-nombre-de-lits-en-2023
Merci de cette analyse du film !
Il est maintenant aussi accessible en VOD sur https://alliesante.net/film-documentaire-viens-voir/ !
Bonjour, le film va être diffusé le 5 juin à Toulouse. Lieu et horaire à venir sur le site http://www.alliesante.net. L’occasion de donner la parole à des initiatives locales parce qu’il en existe dans tous les territoires.
initiative de ce type à Besançon?
quels sont les types de formation des praticiens
cordialement
Bonjour, la réponse est très variable selon les initiatives filmées. Certains sont professionnels de santé (médecin, sage femme, dentiste, infirmièr.e, aide soignant, preparatrice en pharmacie,..). D’autres sont des personnes formées à la biographie hospitalière, à l’olfactotherapie, à l’ostéopathie, à la socio esthétique, à l’art therapie, à l’activité physique,…
Espérant avoir répondu à votre question
Christine
J’avais écrit mon commentaire, mais il s’est
sauvé je ne sais ou,…votre message donne de l’espoir.
Actuellement, si je peux, 86 ans et parfois
imprudente, j’essaie d’éviter les professionnels médicaux, j’espère ne plus en avoir pour trop longtemps.
Il semble qu’il n’y a pas d’information sur le
besoin d’une éducation de base pour servir d’appui à l’exercice d’une profession de soignant , (à tous les niveaux).
Je n’ai pas envie de raconter des expériences
vécues, tristes ou drôles, heureusement, j’ai la chance d’aimer rire, il paraît que c’est un
bon médicament … Bonne chance à tous ceux qui sont obligés de subir…
A quand une initiative de ce type sur Toulouse?
Merci